Une chienne peut passer sa vie sans avoir de bébé. Cela n’est pas une « obligation » pour elle et ne lui apportera aucun bien-être supplémentaire. Malgré cela, qu’elle ait été saillie ou non, elle peut déclencher un pyomètre; Une urgence vétérinaire.

Le pyomètre se caractérise par une accumulation de pus dans l’utérus. En général, le pyomètre peut survenir quatre à six semaines après les chaleurs de la chienne. Cette période est nommée metoestrus et correspond à une sécrétion de progestérone (une hormone). Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte : un dérèglement hormonal doublé d’une infection bactérienne et un rôle prédominant de la progestérone puisque le maladie apparaît lorsque le taux de celle-ci est élevée. Il concerne les chiennes âgées de plus de cinq ans n’ayant jamais été gestantes, qu’elles aient été saillies ou pas. Deux types de pyomètre existent : l’un dit fermé, l’autre dit ouvert où les symptômes sont moins flagrants. Les symptômes d’un pyomètre peuvent être nombreux et variés : écoulements vulvaires, abattement, anorexie, un syndrome polyuro-polydipsie (la chienne boit et urine beaucoup), diarrhée, vomissements…

Traiter sans attendre

Un pyomètre doit être rapidement traité, car son issue est fatale s’il n’est pas soigné à temps. Aussi, au moindre doute, il faut consulter le vétérinaire. Palpation, radiographie, échographie lui permettront d’affiner son diagnostic. Le traitement est chirurgical de préférence (ovario-hystérectomie : retrait des deux ovaires et de l’utérus). Chez les chiennes dont l’état général est médiocre, le vétérinaire pourra avoir recours à un traitement médical par vidange du contenu utérin et un traitement antibiotique. Mais cette solution a un taux de réussite moins élevé que l’opération. Toutefois, on estime que 60 % des pyomètres pourraient être traités médicalement si le diagnostic était effectué suffisamment tôt. Pris à temps, une chienne récupère vite. Bien sûr, elle ne pourra plus avoir de bébés, mais une chienne peut très bien vivre de la sorte. Cela ne change pas son tempérament comme on l’entend dire parfois. A l’inverse, chez le mâle qui a sailli, il est possible que son caractère s’affirme même davantage.

Article Publié par SantéVet